Petit chat

jeudi 3 décembre 2009

Hommage d'un expat' aux expat'


La vie d'expat' n'est pas si facile que l'on croit. J'ai illustré précédemment de façon amusante une facette de ce qui peut manquer à un expat' loin de ses terres natales, à savoir la nourriture "de chez lui" qui a bercé son estomac toute son enfance. Malheureusement, ce n'est pas tout...

Je ne viverai pas assez longtemps la vie d'expat' pour en parler précisément mais je pense qu'à un moment donné les expat's français à Phnom Penh ressentent forcément le mal du pays. La raison est simple, peu de choses ici vous rappellent cette si douce France chère à nos coeurs. La nourriture française que l'on a ici est basique et se limite à des boites de conserve type compote Andros(R) ou des paquets de gateaux type Lu(R). On trouve des produits frais comme des camemberts mais l'inconnue face aux conditions d'importation et surtout leur prix font que ce genre de produits désertent vos paniers. Ce n'est donc pas de ce côté que l'on se réchauffera le coeur...

Le soir, à partir du moment ou vous êtes sortis avec vos copains boire l'apéro ou manger au resto vous avez à peu près épuisé tout le stock d'activités disponibles à Phnom Penh. Il n'y a pas de cinéma et l'activité théatre en est à son balbutiement. Ah si, vous pouvez aller faire du sport; pas n'importe lequel car les facteurs limitants sont nombreux: structures, température...

Enfin, pour se redonner un peu de baume au coeur, on imagine se tourner auprès de l'ambassade de France mais j'ai cru comprendre que les manifestations culturels type repas de Noël, fête du 14 juillet tendaient à disparaître au fil des années que ce soit en terme de quantité ou de qualité. Nombreux sont les expat' français à déplorer le manque de dialogue et d'échange qu'ils ont avec leur ambassade, seul représentant officiel des paysans à berets et baguette sous le bras. Quelle tristesse.

Alors pour comblez le manque affectif que les expat' français ont avec leur mère-patrie ils n'hésitent pas à noyer leur chagrin dans le travail. Ce sont de sacrés bosseurs ! Les français que j'ai croisé ici sont arrivés à Phnom Penh avec un passé d'expat' des plus admirables et des plus courageux. Passionnés par leur travail, c'est un régal de discuter avec eux tant ils ont des choses à vous apprendre, spécifiquement sur le milieu de la santé au Cambodge ou plus généralement sur la façon d'être des cambodgiens qu'ils peuvent comparer avec d'autres art de vivre recontrés ailleurs. Je vous jure qu'il est facile de rester des heures complètes à écouter l'un d'eux parler tellement ce sont des gens passionnants.

Parfois seul, souvent en famille les expat' sont très souvent fatigués par ces multiples nouvelles vies qu'ils accumulent à travers le monde. Obligés de repartir à zéro socialement à chaque fois qu'ils posent leur valises dans un nouveau pays, les expat s'arrangent toujours pour s'ancrer en France après des dizaines d'années de navigation.

Evidemment, la vie d'expat n'est pas toute rose mais elle n'est pas toute noire non plus ! On est le 3 décembre et il fait 31°C ! On découvre / visite plein de nouvelles choses et c'est le rêve de tout globe trotter n'ayant que les vacances d'été pour parcourir le monde d'avoir une vie pareille. Le CCF (Centre Culturel Français) est selon moi le seul coin à Phnom Penh qui est susceptible par sa bibliothèque notamment d'offrir un bout de France aux mélancoliques.

Je compte sur Aurélia et Simon pour faire un petit billet sur leur blog pour illustrer/confirmer ce que je vous raconte étant donné qu'ils sont ici pour la moitié d'une année. Bon courage les copains!

Pour finir sur une petite touche sentimentale quitte à paraître cul-cul je remercie vivement tous les expat' que j'ai rencontré et qui ont pris de leur temps pour me faire découvrir leur quotidien ou simplement pour discuter de tout et rien. Je ne détaillerai pas, ils se reconnaitront.