Petit chat

vendredi 9 octobre 2009

Bon allez, je rentre chez moi

Non non paniquez pas, je ne rentre pas en France ! Du moins, pas encore. Petit billet pour illustrer mon long, dangereux et épuisant trajet, que je qualifierais plus de périple que je dois faire chaque soir pour rentrer chez moi.
Je suis désolé je n'ai pas intégré la fonction lecture en marche arrière au "magnétoscope"online; vous imaginerez donc par vous-même le chemin que je dois emprunter pour aller travailler le matin.
Faites vos lacets et on est parti !


jeudi 8 octobre 2009

Précisions travail


Aujourd'hui je suis parti dans la campagne cambodgienne pour faire des relevés de terrain. Pour être plus précis je suis allé, accompagné d'un veto cambodgien, d'Anne la responsable de l'étude et de SoK Ra, un épidémiologiste de l'IPC parler à des chefs de village pour savoir s'ils acceptaient de participer à l'étude. Je m'explique.

L'étude pour laquelle je travaille consiste à appliquer à des villages témoins des mesures d'hygiène pour l'élevage des volailles, cochons et autres vaches et de comparer les résultats en terme de mortalité/morbidité animale à d'autres villages (contrôles) ne recevant pas de formations sur ces mesures. Nous avons 9 villages témoins et autant de contrôles. Cependant, ce matin il nous en manquait 2 de chaque. "Levage" à 6h30 du mat pour partir à la pêche aux villages consentants.

1ère notion à prendre en compte avant de débuter l'argumentation : savoir si des ONG ne sont pas déjà passées avant nous pour ne pas biaiser les résultats.
2e notion : combien d'élevages y-a-t'il au sein du village ? Il ne faut pas trop d'élevages pour que le prélèvement d'échantillons (sang, lait) soit faisable et surtout pour qu'on ait un nombre à peu près homogène d'un village à l'autre.

Résultat de la journée : 5 villages visités et seulement 3 d'accord...Il nous manque donc un village contrôle. Le rendez-vous pour la prochaine sortie est pris pour mardi prochain.

"5 villages visités en une journée ? Bonjour l'efficacité..."

Figurez vous que les villages qu'on a visité figurent avec une précision de l'ordre de la dizaine de Km sur une carte et qu'ils sont modélisés par un point ; normal me direz-vous mais que ces points ne sont reliés à aucune route/chemin. Imaginez un Afghan aller à Moras en ayant qu'une carte de la France présentant 3 points : Paris en haut, Lyon en bas et Moras entre les deux mais plus près de Lyon que de Paris....Et RIEN d'autre...

Cette petite excursion m'a quand même permis de prendre des photos sympas. Enjoy !








La chambre à coucher, en haut


Le salon du chef du village, en bas




mercredi 7 octobre 2009

Petit Jeu

En France, quand on s'embête on fait des "runs sauvages" qui consistent à faire la course en voiture sur l'autoroute au milieu du traffic plus ou moins dense.
Au Cambodge, quand on s'embête on fait des "traversées sauvages" qui consistent à traverser à pied la route ressemblant à une autoroute non pas pour la vitesse des automobilistes et autres mobiletistes mais bien par le nombre de voies surmultipliées sur une chaussée ne pouvant au en contenir mieux que 2 (sans parler des voies pour 2 roues).

J'essaierai de poster une vidéo encore plus illustrative (si je ne me suis pas pris un rétro ou pire, une supension) mais je trouve que celle-ci est un bon début. Enjoy ;)


La vie au Cambodge

Ce billet n'a pas la prétention de décrire l'ensemble des aspects de la vie cambodgienne, non seulement parce que ces derniers sont trop nombreux mais également car je vais débuter mon 3e jour seulement ici. (3e déjà? abusé...)
Je vais donc tenter ici d'éclairer vos lanternes sur la restauration et particulièrement sur son tarif. Pour résumer brièvement et je risque d'en choquer plus d'eux mais Messieurs Dames, si vous voulez bien manger (qualité/quantité), rapidement et surtout à moindre coup aller au restaurant !

Hier à midi, je suis allé à la "cantine" de l'IPC (Institut Pasteur du Cambodge) situé à 500m du portail d'entrée et qui s'est trouvé être un restaurant thaï/viet/cambodgien très très correct pour le pays au point de vue de la propreté et de l'image qu'il dégage. J'ai pris 10 nems accompagné d'une salade et j'ai arrosé tout ça de thé froid (littéralement et pas celui qu'on trouve en Europe). J'ai payé 2,50$. Pas cher !
Bizarre quand même...tarifs arrangés pour les salariés de l'IPC y allant très souvent ou bon plan à Phnom Penh ? Je ne sais guère...

Ce midi Ramona me fait découvrir un autre petit restaurant à deux pas de l'IPC. Envahie volontairement par une dense végétation, la terrasse du restaurant ne paye pas de mine : chaque table est habritée sous une petite paillotte fraichement refroidie par un ventilateur. Berçé par la douce voix d'un perroquet parlant vietnamien je commande des nouilles sautées aux crevettes et me prend un bon jus de citron. Le restaurant est très réputé et pratique en conséquence des prix très élevés. La note arrive et en effet, c'est cher : 4,50$. Arithmétiquement parlant c'est TRES cher puisque c'est à 50cents près le double de la veille. Politiquement, non la note n'est pas élevée du tout.

"oui c'est bien mais pourquoi tu nous dis qu'il faut manger au resto pour payer pas cher?"

Parce que je suis allé m'acheter des produits de première nécessité à la superette en face de l'IPC.J'ai pris que de quoi remplir UN seul sac en plastique. J'en ai eu pour 27$... Et je n'ai pas acheté suffisament de chose pour me faire un repas digne de ce nom. Vous voyez le truc ?


Contenu de mon chariot à 27$

mardi 6 octobre 2009

Appartement Cambodgien

Je pense, et c'est même sûr que pour le coup je suis un privilégié. Ma "chambre" est en fait un appartement avec deux chambres à lits king size, un salon, deux salles de bain, une grande cuisine. Télé (pas allumée, je sais pas ce qu'elle donne) machine à laver , climatisation et prise internet sont également au programme. Que demander de mieux ? Rien...surtout quand on regarde dans quoi les locaux, voisins de l'Institut Pasteur vivent.



Le petit soucis est que cet espace est gigantesque pour une personne. Quand il n'y a aucun bruit dans l'institut comme c'est le cas ce soir car les gens sont rentrés chez eux ça file le cafard ! Mis à part les robinets montés à l'envers, la douche qui fuit, l'unique lampe du salon qui marche (aucune ailleurs dans l'appart) c'est très sympa...Bon j'arrête parce que moi au moins, j'ai l'électricité...



Vous allez me dire "t'inquiètes pas tu vas rencontrer des potes etc..." Oui c'est vrai. Le soucis, là encore est que personne ne se rend compte à quel point les gens viennent, repartent, reviennent au sein de cet Institut Pasteur du Cambodge (IPC). Par exemple, Anne, la fille avec laquelle je vais travailler rentre 3 semaines en France pour ses vacances pour revenir plus tard et repartir sur le terrain 2 semaines. D'autres partent demain, alors que certains arrivent la semaine prochaine pour repartir deux jours après.... De là à se créer des compagnons de voyage motivés pour sillonner le pays qu'ils ne connaissent pas, cela risque d'être dur. Je garde tout de même l'espoir.



Vue de ma chambre sur la cours de l'IPC

L'Institut Pasteur du Cambodge



Arrivé à l'Institut Pasteur du Cambodge je suis immédiatement présenté à la personne avec laquelle j'échangeais via internet et qui s'est occupé de l'aspect pratique de mon arrivée (chambre, personne pour venir me chercher à l'aéroport...). A peine ai-je eu le temps de lui remettre les documents administratifs que je me retrouve dans le bureau du directeur pour échanger quelques mots. Très sympa mais toujours très gênant de discuter avec un masque qui parle, H1N1 oblige...

Et oui, parce qu'il y a des cas de "swine" flu au sein même de l'institut....("on est pas sorti de l'asperge !").

Puis je fais connaissance avec mon maître de stage, le plus accueillant de tous. Ca fait plaisir de rencontrer quelqu'un qui se soucie de son stagiaire : "que veux-tu faire? il n'y a pas de problèmes! voilà ce que je te propose...dis moi ce que tu en penses..." J'ai hâte d'avoir à faire à lui!

A midi, je suis allé manger avec 3 françaises et une anglaise à la cantine du coin : un resto thaï, vietnamien, khmer. Pour 2,50$ c'était très bon.

Enfin l'après midi a été studieuse. J'ai potassé le protocole de l'étude à laquelle je vais participer pendant ce stage. Puis vers 18h, je suis rentré chez moi pour tenter de me coucher tôt, si le jet-lag le veut bien.

"En sais-tu un peu plus sur ce que tu vas faire?" OUI

Mon travail sera en deux temps. Le premier sera de participer à l'étude menée par une française, Anne. Le sujet est relatif aux méthodes d'hygiène à mettre en place dans les élevages animaux pour éviter la propagation du virus H5N1. Des données de terrain seront à recueillir ; je serai donc amener, à priori à me balader dans la campagne.
Dans un second temps, j'aurai un travail de traitement de données pour l'OMS. Pas plus de précisions... Affaire à suivre





Arrivée à Phnom Penh

Après un réveil bien matinal lundi 5 octobre, je prends l'avion à St-Ex direction successivement Paris puis Bangkok (Thaïlande) pour arriver enfin à Phnom Penh mardi 6 à 9h du matin. Parce que le voyage s'est déroulement relativement bien, sans encombres et surtout parce qu'il a accouché d'une valise sur le tourniquet 3 de l'aéroport Internationale de Phnom Penh, je ne m'étendrais pas plus sur l'acheminement.

Enfin, je me permets juste une petite remarque : Pourquoi suis-je obligé de tomber sur le seul 747-400 de la Thaï qui sent encore le nem de la rotation précédente, qui passe Hanna Montana, le film 3 fois de suite et qui permet d'avoir pour voisins deux énergumènes d'un certain âge qui ont passé le voyage à se bécoter avec de sales bruits, à faire rougir la chasse des pissotières bouchées de la fac de Pharma de Lyon 1 ? Parenthèse refermée....

Ce voyage de 12h ou 9448Km m'a permis d'ouvrir entre deux bouchées de colombos de poulet sauce au poivre, ce cher Lonely Planet(R) et de me rappeler la statut économique, social et historique du pays. Je vous en fait donc part, TRES rapidement.

Le Cambodge est l'un des pays les plus pauvres d'Asie; les habitants doivent se battre contre les caprices de la nature et des politiciens. Selon le Programme des Nations unies pour le développement, le Cambodge est plus pauvre que la Mongolie et le Salvador et se situe juste devant la Mauritanie. Selon l'ONG Trasparence internationale qui lutte contre la corruption, le pays se classe 151e sur 163. Les revenus de nombreux cambodgiens se comptent en centaines de dollars annuels. Fonctionnaires, enseignants ne vivent pas décemment...

Pour résumer la partie historique, le pays rattaché à l'empire d'Angkor domina l'Asie du sud est sans partage pendant 400 ans. A partir du 13e siècle, ses voisins, la Thaïlande et le Vietnam en plein essor empiètent sur son territoire, le conduisant indéniablement au déclin.Au 20e siècle, la situation prit un tour tragique lorsqu'une guerre civile meurtrière entre "communistes" et opposants conduisit à l'avènement du régime génocidaire khmer rouge (1975-1979). On parle de 3 millions de morts. Un cauchemar dont le pays ne se serait pas encore remis.

Le décor est planté. Ah, tiens le commandant de bord nous annonce que l'on va bientôt attérir. La porte de l'avion s'ouvre, bienvenu au Cambodge !







1ers clichés de la voiture entre l'aéroport et l'Institut